Myriam A. Goulet / Enchevêtrements

Expo de Myriam A. Goulet / Enchevêtrements, 11 mai > 16 septembre 2018 @ Musée de la céramique d’Andenne 

Que peut-on apprendre par l’observation des artefacts qui témoignent du passage de l’être humain ? De quelle manière les objets que nous produisons et avec lesquels nous sommes en contact quotidiennement forment-ils à leur tour notre expérience dans le réel ? De quoi est constituée leur existence, qui se poursuit au-delà de la fonction pour laquelle ils furent créés en premier lieu ? De quelle manière interagissent-ils par-delà leur relation à l’humain, au sein d’un écosystème plus vaste ?

Ce type d’interrogations sur la nature des objets reviennent tel des motifs à travers les projets de Myriam A. Goulet et impliquent souvent de faire coexister des éléments a priori contradictoires, tant au niveau conceptuel que technique. La céramique, médium associé à la fois aux arts appliqués, à l’art contemporain et aux productions industrielles, se trouve toute désignée pour incarner ces tensions.

Démarche artistique

La série ‘’Enchevêtrements’’ présentée ici part d’une réflexion sur l’impact des productions humaines sur les écosystèmes et tente d’imaginer un futur par-delà la multiplication des scénarios catastrophes annonçant la destruction massive des habitats naturels et l’extinction des espèces.

Toutes les œuvres de cette série sont constituées de pièces coulées qui ont nécessité la création de plusieurs moules pour chaque sculpture réalisée à partir d’objets manufacturé ou d’éléments naturels. Les éléments ainsi produits sont ensuite déformés, découpés et réassemblés pour réaliser les pièces. Ce travail s’accompagne d’une recherche d’émaux afin d’obtenir des couleurs vives et modulées, rappelant les mécanismes de défenses de certains animaux.

Les pièces de cette série tentent donc d’esquisser les contours des nouveaux organismes qui s’adapteront à la pression des activités anthropiques sur les écosystèmes.

Biographie

Myriam A. Goulet, née au Canada en 1988, a étudié les arts visuels à l’Université Concordia de Montréal avant de s’établir à Bruxelles en 2010 où elle a complété une maîtrise en peinture à l’École de Recherche Graphique (ERG) en 2013. A partir de 2012, elle commence son apprentissage de la céramique dans les académies d’Uccle et d’Ixelles et est membre du World Craft Council – Belgique Francophone depuis 2016.

Informations pratiques
Ouverture étendue : les 20 & 21 mai 2018 (dimanche et lundi de Pentecôte) de 10h à 18h, ainsi que les dimanches 3 et 10 juin 2018, de 14h à 18h.
Vernissage le Sa 20 mai (dimanche de Pentecôte) à 16h.
Présence de l’artiste le Di 10 juin 2018 à partir de 15h.
Vers le site web de l’artiste…
Ceramic Art Andenne

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Christine Mawet / Back to the tools

Expo de Christine Mawet / Back to the tools, 11 mai > 16 septembre 2018 @ Musée de la céramique d’Andenne

En réponse à l’invitation de Cédric Piechowski pour le Musée de la Céramique d’Andenne, et grâce au matériel iconographique fourni par Bibliotheca Andana, Christine Mawet propose ici une déclinaison du projet « Back to the Tools » en revisitant l’identité visuelle des sociétés andennaises d’autrefois.

Back to the tools

Initié en 2012, ce projet est une exploration toujours renouvelée du déclin industriel. Après avoir créé des empreintes d’outils de jardin semblant sortir d’une obscure découverte archéologique ou transformé leurs silhouettes dessinées en motifs quasi floraux s’affichant sur des vases, des papier-peints, des tabliers, je me suis attardée sur les visages des fabricants d’outils de la société Mawet Frères, visages familiers ou anonymes.

Inspiré du jeu de go « Let’s Go Back to the tools » est avant tout une métaphore du temps qui passe.

Biographie

Artiste pluridisciplinaire, Christine Mawet est diplômée de la Cambre en design textile et de l’IHECS en communications sociales. Depuis 2008, elle anime des ateliers en maille et sérigraphie autour de la création de motifs. Elle est régulièrement sollicitée pour des réalisations dans l’espace public, en Belgique et à l’étranger. S’exprimant à travers différents médiums tels que le dessin, la photographie, le design textile ou encore la céramique, Christine Mawet cherche à déjouer le temps qui passe. Son travail explore les notions de disparition et de traces, de mémoire et d’oubli. C’est ainsi, qu’en 2010, dans le cadre du Festival des 5 saisons à Chaudfontaine, l’artiste s’est inspirée des feuilles en éventail du gingko biloba, un arbre millénaire extrêmement résistant, et une clinique de chirurgie esthétique toute proche, pour réaliser des broderies, comme des points de suture, sur des feuilles mortes pour créer d’étonnantes «fleurs», symboles de vanité. Depuis 2012, elle travaille sur le projet Back to the tools, dont les motifs provenant d’un catalogue d’outils de jardinage ayant appartenu à la société de son grand-père, sont déclinés sous diverses formes (photographie, céramique, papier peint, textile,…) et détournés de leur fonction originelle nous renvoyant ainsi à sa thématique de prédilection : la vanité des êtres et des choses.  [Dorothée Duvivier, BPS22]

Christine Mawet

Informations pratiques
Ouverture étendue : les 20 & 21 mai 2018 (dimanche et lundi de Pentecôte) de 10h à 18h, ainsi que les dimanches 3 et 10 juin 2018, de 14h à 18h.
Vernissage le Sa 20 mai (dimanche de Pentecôte) à 16h.
Présence de l’artiste le Di 10 juin 2018 à partir de 15h.
Vers le site web de l’artiste…
Ceramic Art Andenne

L’utilisation de la derle par les céramistes belges (1950-1980)

Francine Jernander, Couple de baigneurs, terre d’Andenne, c.1970, inv. MCA 5928.

En 2014, le musée de la céramique d’Andenne acquiert plusieurs œuvres d’Antonio Lampecco. Cette acquisition fait suite au constat qu’au début de sa carrière, l’artiste utilisait de la terre d’Andenne. Suite à cette constatation, Cédric Piechowski, conservateur et directeur du Musée de la céramique d’Andenne, soulève la question suivante : «D’autres artistes contemporains auraient-ils utilisé de la derle ? Si oui où se la procuraient-ils ?».L’hypothèse est intéressante dans le sens où l’industrie andennaise et en particulier les entreprises céramiques sont en déclin dans la chronologie étudiée. Dès lors, dans quelle mesure ce commerce de derle est-il important, quel lien existe-t-il entre les différents artistes travaillant cette argile ? Cette problématique est novatrice dans le sens où c’est la première fois que le Musée de la céramique d’Andenne propose une étude à partir de ce point de vue.

« L’utilisation de la derle par les céramistes belges (1950-1980). Compte-rendu de recherche », Amélie Ponchelet et Cédric Piechowski, paru dans « La derle – Li dièle. L’habile argile du Condroz. Vingt siècle de céramiques en terres d’Andenne. », Cédric Piechowski (Coord.), Dossier de l’IPW, n°22, Namur, 2017, pp.247-257. Introduction / Sommaire / Fiche technique / Dossier de presse / Lire l’article / Lire aussi : « Fabienne Withofs, L’archéologie au service de la pédagogie, Revue de la céramique et du verre, n°214 (2017), pp.64-65« 

L’industrie de la derle, en (r)évolution

Rafraîchissoir, Joseph Wouters (I), Andenne, c.1783-1794, inv. MCA 5026

Andenne dispose de richesses géologiques propices à l’installation d’industries. Le plomb et le zinc sont exploités au moins depuis le 13ème siècle, le fer depuis le 15ème siècle, l’argile, le charbon et le calcaire depuis le 16ème siècle. Il faut cependant attendre 1757 (Petter Meniecken), avec l’arrivée de pipiers rhénans, pour voir naître une production de pipes en terre à Andenelle et, ainsi, les premières entreprises faïencières.

L’urbanisation et l’industrialisation progressive de la Ville, ainsi que ce nouvel intérêt pour la faïence fine, permirent de renforcer, au XVIIIe siècle, les activités extractives pour la houille, la pierre et la terre plastique, en bord de Meuse et en Condroz, et de multiplier par 15 l’exportation des terres plastiques vers la Hollande entre 1700 et 1780. Il s’opère alors un véritable séisme industriel, grâce notamment à Joseph Wouters, dont la famille et ses associés détenaient depuis 1770 le monopole sur le transport et le commerce de la derle.

« L’industrie de la derle, en (r)évolution », Cédric Piechowski, paru dans « La derle – Li dièle. L’habile argile du Condroz. Vingt siècles de céramiques en terres d’Andenne. », Cédric Piechowski (Coord.), Dossier de l’IPW, n°22, Namur, 2017, pp.223-233. Introduction / Sommaire / Fiche technique / Dossier de presse / Lire l’article / Lire aussi : « Fabienne Withofs, L’archéologie au service de la pédagogie, Revue de la céramique et du verre, n°214 (2017), pp.64-65« 

« Têtes de pipes ! »

Expo « Têtes de pipes ! ». Figures célèbres et populaires du XIXe siècle« , 3 mars > 25 juin 2017 @ Musée de la céramique d’Andenne

Le XIXe siècle est l’âge d’or de la pipe en terre tant en France qu’en Belgique. Dans la deuxième moitié de ce siècle béni pour les amateurs de tabac, la production des pipiers d’Andenne ou de Givet (les deux plus importants centres de fabrication de la vallée mosane) atteint des sommets : elle est estimée en millions par décennie.

Au sein de cette masse énorme composée pour l’essentiel de pipes ordinaires, de faible valeur, émergent des objets plus élaborés, de belle facture (finement décorés et émaillés) : des pipes à l’effigie de personnages célèbres ou populaires de l’époque. En abordant, à travers cette galerie de portraits, des sujets aussi vastes que l’histoire, la mythologie, le théâtre, la littérature (représentée également dans l’exposition, par la présence de trois des plus célèbres fumeurs de pipes en terre de la poésie : Rimbaud, Verlaine et Apollinaire), sans négliger l’actualité ou la vie quotidienne, ces « têtes de pipes » vont connaître un succès considérable auprès d’un large public, séduit par un objet aussi plaisant à fumer qu’agréable à regarder.

Considérées aujourd’hui comme de véritables objets d’art populaire, ces pipes à effigie nous restituent, à leur façon à la fois drôle et instructive, l’esprit, les mœurs et les goûts d’un siècle marqué par la révolution industrielle et la libéralisation du mode de vie.

Exposition organisée par les Amis de l’Ardenne, en association avec le Musée de la céramique d’Andenne et le concours de la Médiathèque Voyelles et du Musée de l’Ardenne de Charleville-Mézières, de la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet de Paris.

Les porcelaines de Camille Renard-Steinbach sortent de leur réserve!

Expo « Les porcelaines de Camille Renard-Steinbach sortent de leur réserve!« , 11 décembre 2015 > 14 février 2016 @ Musée de la céramique d’Andenne

Le Musée de la céramique d’Andenne entreprend une relecture de ses collections sur une base thématique. Les porcelaines de Camille Renard-Steinbach (1859-1863) ont été choisies cette année, ce qui se traduit par un état des lieux des inventaires et des connaissances acquises à ce jour. On pourrait croire la tâche aisée… Nous sommes pourtant allés de surprises en surprises, avec quelques petites trouvailles.

Au regard des informations dont nous disposons, faut-il désormais considérer ces porcelaines comme issues d’un atelier de décoration –l’essentiel des ouvriers pourraient être des peintres- et/ou d’une fabrication andennaise –comme le laissent à penser les vestiges archéologiques d’une cuisson ratée, retrouvés il y a une quarantaine d’années sur le site de l’atelier ?

L’exposition, centrée sur les collections du Musée, vous fera voyager dans le monde industriel, bourgeois et européen de l’homme cultivé et passionné qu’était Camille Renard.

Un catalogue est à paraître… à suivre !

Carrés d’Art

Expo « Carrés d’art. Les carrelages décoratifs belges de la Belle Époque et de l’Entre-deux-guerres« , 20 septembre 2013 > 9 mars 2014

affiche expo Carrés d'Art

Depuis 1840, la révolution industrielle a provoqué des changements significatifs dans la production des carreaux. Les techniques nouvelles et les machines modernes ont en effet considérablement réduit le travail manuel. Le savoir-faire manufacturier, indispensable par le passé, a dû faire place au savoir-faire scientifique. Très vite ce fut un grand succès. La beauté esthétique de ces carreaux, leur bon rapport qualité-prix grâce à la standardisation, leur solidité et leur entretien facile ont remporté un vif succès commercial ainsi que l’adhésion et l’intérêt de la clientèle de la Belle Epoque et de l’Entre-deux-guerres tant en Wallonie, qu’en Flandre et à Bruxelles.

L’exposition vous propose de découvrir l’évolution esthétique des carrelages Art nouveau et Art déco, dans tous leurs états ! Verre, tôle, ciment, … et surtout céramique ! Muraux, de sol, de poêle ou de plafond, d’intérieur ou d’extérieur … Qui les fabrique et comment ? Pourquoi ces matières, décors et couleurs ? Toutes ces questions sont abordées, révélant ainsi au regard des visiteurs, petits et grands, la richesse des formes, des décors et des techniques de ces surprenants « Carrés d’Art ».

Animations scolaires en collaboration avec le Centre culturel d’Andenne

L’exposition est accompagnée d’un catalogue « Splendeurs domestiques » 336 pages et 450 illustrations, réalisé par Mario Baeck, commissaire de l’exposition, et édité dans les dossiers de l’Institut du Patrimoine Wallon. Disponible au prix de 30 eur.

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